1. Vérifier le cadre applicable avant la liste
Pour les navires concernés sous cadre français, la Division 240 est un point de départ pour l’armement et les conditions d’utilisation. La page ministérielle consultée renvoie à une version modifiée en mai 2026 : une ancienne liste imprimée peut donc être dépassée.
Créez un inventaire avec quatre colonnes : exigence applicable, matériel réellement embarqué, emplacement, preuve de contrôle. Ajoutez le pavillon, le programme et la date de vérification du texte. Ne déduisez pas la conformité d’un simple nombre de milles annoncé dans une checklist : la notion d’abri, le navire et l’usage doivent être examinés dans leur contexte réglementaire.
Références de cette section : Ministère chargé de la mer — Divisions sécurité plaisance, mise à jour 2026
2. Préparer chaque personne, pas seulement les gilets
La RNLI rappelle que le gilet doit être adapté et porté, et qu’une longe trop longue peut laisser tomber une personne hors du bord. Une personne traînée dans l’eau au bout de sa longe court un danger grave ; la prévention vise d’abord à rester à bord.
Lors du briefing, chaque équipier retrouve son propre équipement et en vérifie l’ajustement selon la notice. Repérez ensemble les cheminements autorisés, les points d’accroche prévus et les zones interdites pendant les manœuvres. Pour un enfant ou une personne peu mobile, ne supposez pas que l’organisation des adultes convient : préparez une organisation spécifique et testez-la avec l’équipement réellement porté.
Références de cette section : RNLI — Lifejackets and buoyancy aids
3. Envisager la récupération jusqu’au bout
La RNLI inclut dans le briefing la conduite à tenir en cas de personne à la mer et l’emplacement des moyens de secours. Retrouver la personne ne résout pas à lui seul la difficulté de la remonter à bord.
Préparez avec un formateur un exercice utilisant un objet adapté, jamais un équipier jeté à l’eau pour tester improvisément le système. Le débriefing doit préciser qui alerte, qui garde le contact visuel, qui manœuvre et comment se fait la récupération avec les personnes encore à bord. Évaluez particulièrement le cas où le chef de bord est la victime. Documentez ce que le bateau et l’équipage savent réellement faire.
Références de cette section : RNLI — Enjoy the sea trouble free
4. Rendre l’appel de secours compréhensible
En zone couverte, la VHF permet d’alerter les secours et les navires proches ; le ministère français rappelle l’usage du canal 16 en situation d’urgence en mer. Un téléphone ne remplit pas exactement la même fonction de diffusion locale.
Affichez près de la radio une fiche avec nom du bateau, indicatif, MMSI si attribué, méthode de lecture de la position et informations à transmettre. Faites répéter le message à voix haute sans émettre sur les canaux de détresse. Consultez la procédure ASN du poste installé et vérifiez son alimentation et ses données de position. En cas de danger réel, alertez sans attendre que l’équipage ait épuisé ses solutions.
Références de cette section : Ministère chargé de la mer — La radio VHF, un outil pour améliorer sa sécurité
5. Comprendre ce que la balise peut transmettre
Une EPIRB maritime et une PLB personnelle appartiennent à des usages distincts dans le système 406 MHz. Leur codage et leur enregistrement doivent correspondre à l’appareil et au pays compétent ; une balise achetée d’occasion nécessite aussi la vérification des données associées.
En France, le registre CNES distingue les balises personnelles de celles codées avec le MMSI du navire, orientées vers l’ANFR. Pour votre inventaire, notez organisme, identifiant, échéances, contacts d’urgence et procédure de test autorisée. Testez uniquement selon la notice : un essai improvisé en mode détresse peut déclencher une alerte réelle. Aucun équipement ne garantit un délai d’arrivée des secours.
Références de cette section : NOAA SARSAT — Emergency 406 MHz distress beacons · CNES — Registre français des balises 406 MHz
6. Prévenir feu, fumées et monoxyde de carbone
Les recommandations publiques britanniques associent prévention des départs de feu, détection et possibilité d’évacuation. Les retours d’accident de la MAIB rappellent aussi le risque d’accumulation de monoxyde de carbone à bord ; la présence d’un appareil à combustion appelle une attention particulière.
Réalisez un parcours depuis chaque couchage jusqu’aux sorties, sans déplacer fictivement les bagages pour rendre le passage possible. Localisez les commandes d’arrêt, détecteurs et extincteurs. Vérifiez les notices et leur maintenance. En cas de fumée ou d’alarme, la priorité est de protéger les personnes et d’alerter ; n’improvisez pas une intervention dans un compartiment dangereux. Une formation pratique est nécessaire pour apprendre les limites d’une tentative d’extinction.
Références de cette section : GOV.UK — Fire safety on boats · MAIB — Safety lessons: carbon monoxide accumulating on your boat
7. Faire vivre le briefing
La fiche de préparation proposée associe à chaque situation une personne responsable et un remplaçant, un équipement accessible, une action initiale et un moyen d’alerte. Elle doit rester lisible par quelqu’un qui n’a pas participé à son écriture. Faites la relire par un équipier nouvellement embarqué.
Avant un départ, posez des questions concrètes : « Où lis-tu la position ? », « Quel gilet est le tien ? », « Si je suis indisponible, qui prend les décisions ? ». Un hésitation révèle un point à reprendre. Notez les corrections et recommencez après un changement d’équipage, d’installation ou de programme. La répétition est plus utile qu’un document signé puis oublié.
Références de cette section : RNLI — Enjoy the sea trouble free
La sécurité se prépare par des équipements adaptés, des responsabilités claires et des exercices compatibles avec le bateau et son équipage.
Votre fiche pratique
Sources & documents
- Ministère chargé de la mer — Divisions sécurité plaisance, mise à jour 2026
Consulté le 2026-11-02 - RNLI — Lifejackets and buoyancy aids
Consulté le 2026-11-02 - RNLI — Enjoy the sea trouble free
Consulté le 2026-11-02 - Ministère chargé de la mer — La radio VHF, un outil pour améliorer sa sécurité
Consulté le 2026-11-02 - NOAA SARSAT — Emergency 406 MHz distress beacons
Consulté le 2026-11-02 - CNES — Registre français des balises 406 MHz
Consulté le 2026-11-02 - GOV.UK — Fire safety on boats
Consulté le 2026-11-02 - MAIB — Safety lessons: carbon monoxide accumulating on your boat
Consulté le 2026-11-02


